Family office
La création d'un Family Office (FO) en Suisse en 2026 est un processus structuré qui dépend du volume d'actifs et du degré d'indépendance souhaité par la famille
Choix de la structure
Single Family Office (SFO) :
Dédié à une seule famille. Il n'est généralement pas soumis à la surveillance de la FINMA s'il gère exclusivement les actifs de personnes ayant des liens familiaux étroits. Idéal pour une gestion familiale en cercle restreint.
Multi Family Office (MFO) :
Gère le patrimoine de plusieurs familles. En 2026, ces entités doivent obligatoirement détenir une autorisation de la FINMA en tant que gestionnaires de fortune.
Étapes clés de mise en place
Définition des objectifs :
Clarifier la mission (préservation du capital, philanthropie, transmission intergénérationnelle).
Gouvernance familiale :
Établir une charte familiale ou un conseil de famille pour définir les règles de décision et éviter les conflits.
Choix de la forme juridique :
En Suisse, les structures courantes incluent la SA (société anonyme), la fondation ou parfois le trust (selon l'origine des fonds).
Recrutement :
Engager un "Family Officer" possédant des compétences en finance, droit et fiscalité.
Seuils de rentabilité et coûts
Fortune minimale :
Bien qu'il n'y ait pas de minimum légal, un SFO devient économiquement viable pour un patrimoine dépassant souvent les 100 millions de CHF afin d'absorber les coûts opérationnels élevés.
Coûts annuels :
On estime que le coût de fonctionnement d'un SFO se situe entre 0,5 % et 1 % de la fortune totale sous gestion.
Obligations réglementaires en 2026
Surveillance :
Si le Family Office fournit des services à des tiers (personnes sans liens économiques directs), il tombe sous le coup de la LEFin (Loi sur les établissements financiers) et doit être agréé par la FINMA.
Nouveaux standards :
Dès 2026, les structures gérant des actifs importants doivent intégrer la gestion active des risques climatiques et environnementaux dans leur gouvernance (circulaire FINMA 2026/1).