Le reporting

En 2026, le reporting de gestion de fortune en Suisse ne se limite plus à un simple relevé de compte. Il s'agit d'un outil stratégique, fortement encadré par la LSFin (Loi sur les services financiers) et les nouvelles directives de la FINMA.

Le contenu standard (Obligatoire)

Selon les règles de comportement de la LSFin, tout prestataire doit fournir un compte rendu périodique incluant : 

Inventaire détaillé : 

Liste exhaustive des avoirs (actions, obligations, fonds, liquidités).

Performance : 

Calcul du rendement net de frais, souvent comparé à un indice de référence (benchmark) pour évaluer la pertinence de la gestion.

Frais et coûts : 

Transparence totale sur les commissions de gestion, frais de garde et frais de transaction.

Adéquation : 

Confirmation que les investissements restent alignés avec le profil de risque et les objectifs définis avec le client.

Le reporting consolidé (Family Office)

Pour les fortunes gérées dans plusieurs banques, le reporting de consolidation est crucial :

Vision holistique : 

Regroupe tous les comptes (Suisse et étranger) en un seul document.

Analyse de risque globale : 

Permet d'identifier si une famille est trop exposée à un seul secteur ou une seule devise, malgré la dispersion des comptes.

Actifs non financiers : 

Intègre souvent l'immobilier, l'art ou les participations privées (Private Equity).

Les nouvelles exigences de 2026

Depuis 2026, le reporting s'enrichit de données extra-financières devenues obligatoires :

Indicateurs ESG : 

Mesure de l'empreinte carbone et de la durabilité du portefeuille.

Risques Climatiques : 

En vertu de la circulaire FINMA 2026/1, les rapports doivent désormais inclure une évaluation de l'exposition du patrimoine aux risques environnementaux majeurs.

Fiscalité (EAR) : 

Détails nécessaires pour les déclarations fiscales dans le cadre de l'échange automatique de renseignements.

Formats et Fréquence

    Digitalisation : 

    La majorité des banques ou assurances suisses proposent désormais des dashboards interactifs en temps réel sur mobile ou tablette.

    Fréquence : 

    Si le standard légal est annuel, la pratique en gestion de fortune privée est trimestrielle ou mensuelle, accompagnée d'un entretien de revue stratégique.